Que faire si je ne peux pas payer les frais de notaire lors d'une succession ?

Si tu ne peux pas payer les frais de notaire, tu peux demander un délai de paiement supplémentaire ou utiliser une partie de l’héritage pour les financer.
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je ne peux pas payer les frais de notaire lors d’une succession
Arthur Thiele
Rédigé par
Arthur Thiele
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Fondateur de Moneybounce & Expert en finance
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Mis à jour le
26.06.2026
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Le résumé express
  • Frais de notaire en succession : ils regroupent les émoluments (tarifs réglementés), débours et droits/taxes, et doivent être réglés dans les 6 mois suivant le décès.
  • Notaire obligatoire en cas de bien immobilier, succession ≥ 5 000 €, testament ou donation entre époux.
  • Plusieurs solutions pour payer les frais de notaire : prêt personnel, utilisation d’une partie de l’héritage, demande de délai de paiement à l’administration fiscale.
  • Alternatives et aides : exonérations fiscales (conjoints, enfants, certains biens), aides sociales, associations, ou encore renonciation/partage amiable dans certaines conditions.

Que faire si je ne peux pas payer les frais de notaire lors d'une succession ?

Face à une succession, les frais de notaire constituent souvent un obstacle financier. Ces frais se composent de deux grandes catégories : les tarifs réglementés (émoluments) et les tarifs non réglementés (débours, droits et taxes).

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Les émoluments rémunèrent directement le notaire. Leur montant est identique quel que soit le professionnel choisi et peut être fixe ou proportionnel selon la prestation. Ils sont soumis à une TVA de 20%.

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Pour les principaux actes de succession, voici les coûts à prévoir :

  • Acte de notoriété : environ 67,92€ TTC
  • Inventaire : 90,55€ TTC
  • Déclaration de succession : tarif progressif par tranches :
Déclaration de succession Tarif progressif
De 0 à 6 500 € 1,548% de l'actif brut
De 6 500 à 17 000 € 0,851%
De 17 000 à 30 000 € 0,580%
Au-delà de 30 000 € 0,426%

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Pour l'attestation immobilière sur un bien de 300 000 €, prévois environ 3 320 €. Dans le cas d'un partage de succession, les frais varient de 4,837% (pour la tranche jusqu'à 6 500€) à 0,998% (pour la part au-delà de 60 000 €).

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Notre conseil : N'hésite pas à demander un devis détaillé à ton notaire, c'est ton droit. Il te permettra d'anticiper ces dépenses qui doivent normalement être réglées dans les 6 mois suivant le décès.

Passer par un notaire est il obligatoire pour une succession ?

Le passage par un notaire est absolument nécessaire dans quatre situations principales :

  1. Lorsque la succession comprend au moins un bien immobilier, peu importe sa valeur. Le notaire doit établir une attestation de propriété immobilière.
  2. Quand le montant de la succession est égal ou supérieur à 5 000 €. À ce moment-là, un acte de notoriété devient indispensable pour prouver ta qualité d'héritier et débloquer les fonds.
  3. En présence d'un testament, quelle que soit sa forme. Le notaire est le seul habilité à lire le testament aux héritiers et à dresser le procès-verbal d'ouverture.
  4. S'il existe une donation entre époux. Cette disposition particulière requiert l'intervention d'un officier public.
Bon à savoir : Pour les successions modestes sans biens immobiliers, un certificat d'hérédité délivré gratuitement par la mairie peut suffire pour récupérer les fonds.
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Les solutions pour financer les frais de notaire

Le prêt personnel

Le crédit à la consommation peut être une excellente option. Les banques proposent des prêts personnels spécifiques pour financer les frais de notaire liés à une succession. Ces prêts sont généralement accordés sans garantie ni frais de dossier, avec des montants allant de 100 € à 75 000 €.

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Pour obtenir ce financement, tu devras répondre à certaines conditions : être majeur, résider en France et justifier ta situation professionnelle et financière. N'hésite pas à comparer plusieurs offres avant de faire ton choix.

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Utiliser une partie de l'héritage

Si la succession comprend des liquidités (argent sur un compte bancaire ou assurance-vie), tu peux utiliser une partie de cet héritage pour régler les frais de notaire. En pratique, si la succession contient suffisamment d'argent disponible, c'est souvent la solution la plus simple.

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Attention cependant, à vérifier que cette utilisation ne déséquilibre pas le partage entre héritiers. Dans certains cas, c'est le conjoint survivant qui prend en charge ces frais, mais cette pratique n'est pas systématique.

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Demander un délai supplémentaire

Face à des difficultés financières, tu peux solliciter un paiement fractionné ou différé auprès de l'administration fiscale. Pour le paiement fractionné, tu pourras régler en trois versements maximum sur une période d'un an. Dans certains cas, ce délai peut être porté à trois ans avec sept versements.

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Pour bénéficier de ces facilités, tu devras déposer une demande lors de la déclaration de succession, offrir des garanties (comme une hypothèque) et payer des intérêts. En pratique, ces démarches sont généralement effectuées avec l'aide du notaire chargé de la succession.

Aides et alternatives pour alléger les frais de notaire

Heureusement, il existe plusieurs dispositifs pour alléger le fardeau financier des frais de succession. Ces mécanismes peuvent considérablement réduire le montant à payer.

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Exonération des droits de succession

Les conjoints mariés et partenaires de PACS sont totalement exonérés de droits de succession. Entre parents et enfants, tu bénéficies d'un abattement de 100 000 € par enfant. Pour les petits-enfants, cet abattement s'élève à 31 865 €.

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Si tu hérites d'une personne décédée dans des circonstances particulières (militaire en opération, victime de terrorisme, sapeur-pompier décédé en intervention), tu es également exonéré, quel que soit ton lien avec le défunt.

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Certains biens spécifiques bénéficient aussi d'exonérations, comme les monuments historiques, les biens forestiers ou les entreprises familiales avec le Pacte Dutreil qui permet une exonération de 75% de la valeur.

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Aides sociales

Si tu traverses une période financière difficile, n'hésite pas à solliciter les services sociaux de ta commune. Ils peuvent te diriger vers des dispositifs comme le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL), qui va te permettre de payer les dettes de loyer.

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Certaines aides sociales peuvent être récupérées sur la succession. Par exemple, l'Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA) est récupérable que si l’actif net est supérieur à 105 300€ en métropole et 150 000€ dans les départements et régions d’outre-mer.

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Les associations

Plusieurs associations proposent un accompagnement aux héritiers en difficulté financière. Renseigne toi auprès d'organismes comme la Fondation de France.

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Par ailleurs, si le défunt a légué des biens à une association reconnue d'utilité publique, ces legs sont totalement exonérés de droits de succession. Cette technique peut s'avérer intéressante pour limiter les droits à payer.

Comment réduire les frais de notaire ?

Dans certaines situations, les frais de notaire peuvent sembler impossibles à payer. Des options radicales existent pour éviter complètement ces frais ou les réduire considérablement.

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Renoncer à la succession

Si les dettes dépassent les avoirs ou si les frais sont trop élevés, tu peux renoncer entièrement à la succession. Cette décision te libère de toutes les dettes du défunt et des frais de notaire associés. En faisant ce choix, tu es considéré comme n'ayant jamais été héritier.

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Pour renoncer officiellement, tu dois remplir le formulaire Cerfa 15828*05 et le déposer au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt. Cette démarche est gratuite mais définitive.

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Attention, même en renonçant, tu restes tenu de participer aux frais d'obsèques du défunt à proportion de tes moyens. Par ailleurs, cette renonciation peut avoir un avantage fiscal pour tes enfants, ils viennent alors en "représentation" et bénéficient de l'abattement fiscal de 100 000 €.

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Partager à l'amiable sans passer par le notaire

Tu peux également procéder à un partage à l'amiable sans notaire si trois conditions sont réunies :

  • Absence de biens immobiliers dans la succession
  • Unanimité entre tous les héritiers
  • Présence et capacité de tous les héritiers

Le partage amiable peut être fait sous seing privé (document signé par les parties) où les héritiers se voit répartir les biens de la succession.

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Néanmoins, si la succession contient des biens immobiliers, un acte notarié reste obligatoire pour assurer la publicité foncière.

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FAQ sur les frais de notaire

Quel est le délai légal pour régler les frais de succession ?

En général, les frais de succession doivent être payés dans les six mois suivant le décès si celui-ci a eu lieu en France métropolitaine. Ce délai est porté à un an pour les décès survenus hors de France métropolitaine. Passé ce délai, des pénalités de retard peuvent s'appliquer.

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Suis je obligé d'accepter une succession dont je suis héritier ?

Tu n’es pas obligé(e) d’accepter une succession. Tu disposes de 10 ans pour te décider.

  • Si tu acceptes, tu hérites des biens, mais tu dois aussi régler toutes les dettes du défunt.
  • Si tu refuses, tu ne reçois rien, mais tu n’as aucune dette à payer.
  • Il existe aussi une troisième option : accepter la succession à concurrence de l’actif net. Concrètement, tu ne paieras les dettes que dans la limite de la valeur des biens hérités.

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Qui peut m'aider à payer les frais de notaire ?

Pour couvrir les frais de notaire, tu peux demander un prêt à la consommation. Les banques en ligne sont souvent assez souples et peuvent accepter ta demande, selon ta capacité d’emprunt. L’avantage, c’est que tu n’as pas besoin de justifier l’utilisation des fonds : tu peux donc les utiliser directement pour payer les frais de notaire.

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Sources : Cap Retraite - Solutis - Notaires.fr - Chambre des Notaires de Paris