
Face à une succession, les frais de notaire constituent souvent un obstacle financier. Ces frais se composent de deux grandes catégories : les tarifs réglementés (émoluments) et les tarifs non réglementés (débours, droits et taxes).
Les émoluments rémunèrent directement le notaire. Leur montant est identique quel que soit le professionnel choisi et peut être fixe ou proportionnel selon la prestation. Ils sont soumis à une TVA de 20%.
Pour les principaux actes de succession, voici les coûts à prévoir :
Pour l'attestation immobilière sur un bien de 300 000 €, prévois environ 3 320 €. Dans le cas d'un partage de succession, les frais varient de 4,837% (pour la tranche jusqu'à 6 500€) à 0,998% (pour la part au-delà de 60 000 €).
Notre conseil : N'hésite pas à demander un devis détaillé à ton notaire, c'est ton droit. Il te permettra d'anticiper ces dépenses qui doivent normalement être réglées dans les 6 mois suivant le décès.
Le passage par un notaire est absolument nécessaire dans quatre situations principales :
Bon à savoir : Pour les successions modestes sans biens immobiliers, un certificat d'hérédité délivré gratuitement par la mairie peut suffire pour récupérer les fonds.
Le crédit à la consommation peut être une excellente option. Les banques proposent des prêts personnels spécifiques pour financer les frais de notaire liés à une succession. Ces prêts sont généralement accordés sans garantie ni frais de dossier, avec des montants allant de 100 € à 75 000 €.
Pour obtenir ce financement, tu devras répondre à certaines conditions : être majeur, résider en France et justifier ta situation professionnelle et financière. N'hésite pas à comparer plusieurs offres avant de faire ton choix.
Si la succession comprend des liquidités (argent sur un compte bancaire ou assurance-vie), tu peux utiliser une partie de cet héritage pour régler les frais de notaire. En pratique, si la succession contient suffisamment d'argent disponible, c'est souvent la solution la plus simple.
Attention cependant, à vérifier que cette utilisation ne déséquilibre pas le partage entre héritiers. Dans certains cas, c'est le conjoint survivant qui prend en charge ces frais, mais cette pratique n'est pas systématique.
Face à des difficultés financières, tu peux solliciter un paiement fractionné ou différé auprès de l'administration fiscale. Pour le paiement fractionné, tu pourras régler en trois versements maximum sur une période d'un an. Dans certains cas, ce délai peut être porté à trois ans avec sept versements.
Pour bénéficier de ces facilités, tu devras déposer une demande lors de la déclaration de succession, offrir des garanties (comme une hypothèque) et payer des intérêts. En pratique, ces démarches sont généralement effectuées avec l'aide du notaire chargé de la succession.
Heureusement, il existe plusieurs dispositifs pour alléger le fardeau financier des frais de succession. Ces mécanismes peuvent considérablement réduire le montant à payer.
Les conjoints mariés et partenaires de PACS sont totalement exonérés de droits de succession. Entre parents et enfants, tu bénéficies d'un abattement de 100 000 € par enfant. Pour les petits-enfants, cet abattement s'élève à 31 865 €.
Si tu hérites d'une personne décédée dans des circonstances particulières (militaire en opération, victime de terrorisme, sapeur-pompier décédé en intervention), tu es également exonéré, quel que soit ton lien avec le défunt.
Certains biens spécifiques bénéficient aussi d'exonérations, comme les monuments historiques, les biens forestiers ou les entreprises familiales avec le Pacte Dutreil qui permet une exonération de 75% de la valeur.
Si tu traverses une période financière difficile, n'hésite pas à solliciter les services sociaux de ta commune. Ils peuvent te diriger vers des dispositifs comme le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL), qui va te permettre de payer les dettes de loyer.
Certaines aides sociales peuvent être récupérées sur la succession. Par exemple, l'Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA) est récupérable que si l’actif net est supérieur à 105 300€ en métropole et 150 000€ dans les départements et régions d’outre-mer.
Plusieurs associations proposent un accompagnement aux héritiers en difficulté financière. Renseigne toi auprès d'organismes comme la Fondation de France.
Par ailleurs, si le défunt a légué des biens à une association reconnue d'utilité publique, ces legs sont totalement exonérés de droits de succession. Cette technique peut s'avérer intéressante pour limiter les droits à payer.
Dans certaines situations, les frais de notaire peuvent sembler impossibles à payer. Des options radicales existent pour éviter complètement ces frais ou les réduire considérablement.
Si les dettes dépassent les avoirs ou si les frais sont trop élevés, tu peux renoncer entièrement à la succession. Cette décision te libère de toutes les dettes du défunt et des frais de notaire associés. En faisant ce choix, tu es considéré comme n'ayant jamais été héritier.
Pour renoncer officiellement, tu dois remplir le formulaire Cerfa 15828*05 et le déposer au greffe du tribunal du dernier domicile du défunt. Cette démarche est gratuite mais définitive.
Attention, même en renonçant, tu restes tenu de participer aux frais d'obsèques du défunt à proportion de tes moyens. Par ailleurs, cette renonciation peut avoir un avantage fiscal pour tes enfants, ils viennent alors en "représentation" et bénéficient de l'abattement fiscal de 100 000 €.
Tu peux également procéder à un partage à l'amiable sans notaire si trois conditions sont réunies :
Le partage amiable peut être fait sous seing privé (document signé par les parties) où les héritiers se voit répartir les biens de la succession.
Néanmoins, si la succession contient des biens immobiliers, un acte notarié reste obligatoire pour assurer la publicité foncière.
En général, les frais de succession doivent être payés dans les six mois suivant le décès si celui-ci a eu lieu en France métropolitaine. Ce délai est porté à un an pour les décès survenus hors de France métropolitaine. Passé ce délai, des pénalités de retard peuvent s'appliquer.
Tu n’es pas obligé(e) d’accepter une succession. Tu disposes de 10 ans pour te décider.
Pour couvrir les frais de notaire, tu peux demander un prêt à la consommation. Les banques en ligne sont souvent assez souples et peuvent accepter ta demande, selon ta capacité d’emprunt. L’avantage, c’est que tu n’as pas besoin de justifier l’utilisation des fonds : tu peux donc les utiliser directement pour payer les frais de notaire.
Sources : Cap Retraite - Solutis - Notaires.fr - Chambre des Notaires de Paris

Tu dois anticiper ton droit à la succession si tu souhaites maximiser au mieux sa valeur. On t’explique comment.

Pour obtenir un crédit à la consommation c’est très simple, il suffit de suivre les 5 étapes de ce petit guide.

Plusieurs solutions s’offrent à toi : demander une réorganisation des échéances, rachat de crédit, suspension de crédit, négociation avec le prêteur…